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Association des
Amis du Vieil Arles

Nous vous présentons ici l'éditorial et la rubrique Entre nous des huit derniers bulletins émis.

Les parutions antérieures sont disponibles dans leur intégralité à la page Bibliothèque.

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Bulletins

​N°189 - Mars 2022


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON


- ARLES ET LES ARLÉSIENS EN 1971
Par Christophe GONZALEZ


- LE RHÔNE D’ARLES AUX TEMPS ROMAINS
(VE PARTIE : LE PORT, LES ACTIVITÉS, LES GENS)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ


- DES NON-ÉVÉNEMENTS ARLÉSIENS :
IL Y A 100 ANS, LES FÊTES DE JEANNE D’ARC
Par Michel BAUDAT


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ÉDITORIAL

Liberté, c’est le mot de l’actualité internationale... et personnelle.

Les événements de la guerre en Ukraine font la une des médias et il n’est nul besoin de revenir sur les exactions des Russes sur ce territoire démocratique si convoité. Mais on ne saurait oublier qu’il compte dans son patrimoine culturel sept monuments classés au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1988. Les médias parlent moins des effets collatéraux sur cette richesse culturelle que provoquent les combats qui se déroulent depuis plus d’un mois.

Dès le début du conflit, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, a lancé cet appel : « Nous devons sauvegarder le patrimoine culturel en Ukraine, à la fois comme témoignage du passé mais aussi comme ferment de la paix et de la cohésion pour l’avenir. À ce titre, la communauté internationale doit le protéger et le préserver. [...] Le premier défi est de marquer les sites et les monuments du patrimoine culturel afin de rappeler leur statut spécial de zones protégées en vertu du droit international. »

Depuis, l’UNESCO est  en contact permanent avec les autorités ukrainiennes pour ce marquage avec le signe distinctif du « bouclier bleu » de la Convention de la Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, afin d’éviter les dommages délibérés ou accidentels. Elle suit de près les dommages causés par la guerre, notamment grâce aux images satellites et à ses liens avec les directeurs de grands musées. Elle tire la sonnette d’alarme et se montre gravement préoccupée par le devenir du patrimoine culturel ukrainien. Elle en appelle à sa protection, notamment celle des sept sites inscrits au patrimoine mondial, dont la cathédrale Ste Sophie à Kiev, ou bien les vestiges de la cité antique de Chersonèse Taurique. L’ONU appelle ses états membres, dont fait partie la Russie, à respecter le droit international en ne ciblant pas les sites culturels. Au risque de voir disparaitre à jamais des pans entiers de l’histoire de l’Ukraine et de l’humanité.

Mais cette histoire n’est qu’un éternel recommencement ; déjà au XIXe siècle, Victor Hugo déclarait : « Une guerre entre Européens est une guerre civile. »

Et puis, libéré à titre personnel car, santé oblige, j’ai dû m’absenter au lendemain du 50e anniversaire de la renaissance de notre association, et je suis très heureux de retrouver à l’occasion de cet éditorial le plaisir de créer ce lien avec tous nos adhérents. Pendant ces quatre mois d’absence (dont l’assemblée générale), j’ai suivi régulièrement la riche actualité arlésienne et je remercie le maire et son équipe pour le travail accompli et l’ouverture de ces nouveaux chantiers pour notre ville... qui nous rendent fiers et confiants d’être Arlésiens aujourd’hui.

Vincent RAMON


​N°188 - Décembre 2021


- ÉDITORIAL
Par Pierre VELLY

- IL Y A 50 ANS
Par René GARAGNON

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
LA COLLECTION DE CARTES A JOUER DE LAURENT BONNEMANT (1731-1802)
Par Fabienne MARTIN

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(QUATRIÈME PARTIE : FRANCHIR LE FLEUVE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- LES MARCHANDS LIBRAIRES D'ARLES XVIE - XVIIIE SIÈCLES
Par Michel BAUDAT et Fabienne MARTIN

- LA SÛRETÉ NATIONALE ARLÉSIENNE DANS LES ANNÉES 1950-1960
Par Jacques GARCIN

- ARLES... HIER (1955, PLACE DE LA MAIRIE)
Par Christophe GONZALEZ

 

 

 


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ÉDITORIAL

Les lecteurs seront peut-être surpris de ne pas retrouver au bas de cette page la signature de notre président, Vincent RAMON, lui qui n’a pas manqué un seul rendez-vous trimestriel avec eux depuis juin 2011 et la rédaction de son premier éditorial après le décès de son prédécesseur. Le 23 novembre dernier, il était victime d’un accident de santé dont nous espérons vivement qu’il nous reviendra avec toutes ses capacités de défenseur ardent des valeurs soutenues par notre association, en tout premier lieu la défense du patrimoine arlésien, sous toutes ses formes. En tout cas, nous lui souhaitons, sinon un prompt, du moins un aussi bon rétablissement que possible.
Ce malheureux évènement survenait alors même que les AVA venaient de célébrer quelques jours plus tôt les 50 ans de leur renaissance en 1971. Ce fut une très belle journée, dont tous les participants s’accordent à dire qu’elle était empreinte d’une atmosphère d’amitié et de convivialité.
Le mérite en revient pour une large part à Vincent RAMON en personne qui, jusqu’au dernier jour, a surmonté les difficultés inhérentes à l’organisation d’une telle manifestation, mais aussi aux intervenants du jour, Christophe GONZALEZ, Marie-Rose BONNET et Remi VENTURE, dont nous rapporterons les exposés dans le prochain bulletin.
Nous n’oublions pas les témoignages oraux d’Hervé DUGAS, vice-président du premier bureau des AVA renaissants en 1971, et de Christian MOURISARD, membre de notre comité d’honneur et expert en matière de patrimoine, ainsi que les allocutions de sympathie et de soutien des élus.
Pour terminer, en ce début de nouvelle année toujours troublé par les méfaits de la pandémie persistante, permettez-moi de souhaiter malgré tout le meilleur pour vous-mêmes et ceux qui vous sont chers.

                                                                                                                                       Pierre VELLY
                                                                                                                              vice-président des AVA

 

 


​N°187 - Septembre 2021


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- ARLES (ET SON OBÉLISQUE),
DE L'AIGLE NAPOLÉONIEN AU SOLEIL DES BOURBONS 
Par Michel BAUDAT et Christophe GONZALEZ

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(TROISIÈME PARTIE : DES AMPHORES, DES HOMMES ET LE RHÔNE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- MARIE-ROSE
Par Jacques GARCIN

- LE RUBAN D'ARLÉSIENNE DE LÉO LELÉE
Par Jean-François CHAUVET

- LE PATRIMOINE :  UN ENJEU CITOYEN
Par Christian MOURISARD

IN MEMORIAM : DOCTEUR PHILIPPE VALON

 

 


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ÉDITORIAL

Les échos donnés cette année au retour tant espéré et attendu des journées européennes du patrimoine nous montrent combien la prise en compte de son importance dans le quotidien des Français et des Arlésiens en particulier n’est plus à démontrer, toutes générations confondues. « Patrimoine pour tous », tel était le thème de cette édition 2021, et dès lors s’est affichée une volonté réelle pour le ministère, la ville et les AVA dans leur élan, de formaliser pour lui ce devoir d’identification, de valorisation, qu’il soit matériel ou immatériel, avec un objectif de transmission de cette passion partagée avec les nouvelles générations. En cette année où Arles célèbre les 40 ans du classement de ses huit monuments emblématiques au patrimoine mondial de l’humanité, il est très intéressant de noter que cet objectif est en concordance avec celui de l’UNESCO qui, dans sa campagne en cours intitulée « Patrimoine mondial, aujourd’hui
et demain avec les jeunes », déclare que pour sensibiliser les jeunes, il convient de retenir que les garanties de la transmission, la sauvegarde et la protection du patrimoine soient d’abord la marque du respect de soi-même et de l’autre et l’acceptation de la diversité. Un pas vers l’humanisme du XXIe siècle ? Dont acte !
Certains pensent très simplement que transmettre ces valeurs du patrimoine est un devoir de mémoire dont on peut se libérer une fois par an en présentant le monument et en racontant brièvement son histoire ; en fait Simone VEIL n’affirmait-elle pas dans une interview en 2005 : « Je n'aime pas l'expression « devoir de mémoire ». En ce domaine, la notion d'obligation n'a pas sa place. Autre chose est le devoir d'enseigner, de transmettre. Là, oui, il y a un devoir ». Dans ce contexte la mission est beaucoup plus complexe et demande une implication accrue de toutes les générations qui souhaitent réellement transmettre cet héritage ; il convient alors de se remémorer la pensée d’Honoré DE BALZAC qui affirmait en 1910 que « les connaissances humaines sont un dépôt précieux qu’un siècle doit transmettre intact à un autre quand il ne les augmente pas ».
Arles est ainsi faite que la richesse et la diversité de son patrimoine associées à ses 2 000 ans d’histoire continue peuvent laisser croire que sa transmission se faisant naturellement, sa renommée suffira à assurer son rayonnement culturel !
Or comme le rappela en 46 av. J-C, dans l’une de ses sentences Publilius SYRUS, ancien esclave affranchi et poète romain reconnu par César lui-même : « Une bonne renommée est comme un second patrimoine »… Aux Arlésiens de sauvegarder ce dernier !

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°186 - Juin 2021


AVANT-PROPOS
Par Vincent RAMON

ÉDITORIAL
Par Patrick DE CAROLIS

- LE MUSÉE DE LA CAMARGUE :
MUSÉE DE FRANCE, MUSÉE DE SOCIÉTÉ, MUSÉE DE PARC

- AUX ORIGINES DE LA CAMARGUE :
CHRONIQUE D'UNE EXPOSITION-BILAN

- PARCOURS DE L'EXPOSITION

- EN APARTÉ AVEC... ESTELLE ROUQUETTE,
COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION

- BIBLIOGRAPHIE

- INFORMATIONS PRATIQUES

 

 


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AVANT-PROPOS

Partenaires attentifs du Parc naturel régional de Camargue, les Amis du Vieil Arles sont honorés d’accompagner et de  pérenniser à travers cette exposition exceptionnelle le rayonnement culturel de son musée, véritable vitrine historique de ce territoire singulier, dans la droite ligne de la démarche ethnologique initiée à la fin du XIXe siècle par Frédéric Mistral.

Cette exposition reflète ainsi la qualité de la muséographie du Musée de la Camargue et révèle la richesse de ses collections ethnographiques axées sur la culture et les traditions de ce terroir, dans une vraie complémentarité avec son grand frère, le Museon Arlaten, dont les Arlésiens, à l’occasion de sa réouverture, s’émerveillent à nouveau devant l’expression contemporaine de la culture provençale retrouvée dans sa tradition.

Rappelons aussi le rayonnement mondial de notre musée que nos amis du musée ethnographique d’Hangzhou ont reconnu en invitant son équipe en 2014 à présenter en Chine ses trésors symboliques de Camargue.

Notre pays, la France, a cette richesse de posséder des lieux bâtis, naturels, industriels qui ont ce pouvoir de sembler être habités d’une histoire humaine indéfinissable. La saline royale d’Arc-et-Senans, la forêt de Brocéliande sont de ceux-là. La Camargue par la diversité de ses lieux étonnants cultive tous ces atouts humanistes d’attractivité y compris par
la découverte de sa biosphère exceptionnelle.

C’est le Rhône qui, créant son delta entre ses deux bras majeurs, a donné son identité à cette terre et, par ses méandres successifs auxquels l’Homme s’est adapté, a forgé son histoire. Erik Orsenna, président de « Initiatives pour l’avenir des grands fleuves », évoquant son amour pour les fleuves et les raisons de les aimer, chacun d’entre eux ayant son originalité, n’a-t-il pas écrit à son sujet : « Pour chacun, je cherche toujours le mot qui le résume… Ainsi, pour le Rhône, j’hésite encore… Impétueux ? Fier pourrait convenir. Savez-vous que ce mot a la même origine que féroce ? Il y a de la bête sauvage dans le Rhône. » Et d’ajouter : « … car le fleuve est un royaume dont les habitants ne sont pas seulement les poissons mais aussi les légendes. »

C’est une déclaration que ne renierait pas le félibre et gardian Joseph d’Arbaud.

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°185 - Mars 2021


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
NOUVEAUTÉS SUR LES PAVEMENTS D'ARLES ANTIQUE
Par Véronique BLANC-BIJON et Marie-Pierre ROTHÉ

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(DEUXIÈME PARTIE : LE GRAND RHÔNE, À SON ENTRÉE )
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- FONTVIEILLE, ARLES (ET MONTMAJOUR) :
DE LA DÉPENDANCE À LA SÉPARATION
Par Marie-Rose BONNET

- LE PRIEURÉ DE LA TOUR DES ABBÉS À FONTVIEILLE
Par Florence BARBEROUSSE - complément d'Emmanuel NANCY

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE :
LE CHÄTEAU DE TOURVIEILLE FAIT PEAU NEUVE

- UN MOT ET DES GENS : « SOUQUET », C'EST QUOI ? :
Par Christophe GONZALEZ

 

 


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ÉDITORIAL

Jusque-là réservé à la réflexion, « essentiel » est aujourd’hui le mot qui illustre l’actualité. Si Paul VALÉRY déclarait : « Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre », aujourd’hui, dans une approche beaucoup plus pragmatique de la vie quotidienne, chacun a la définition de son essentiel, et c’est en particulier à travers le manque de lien social que s’exprime le plus la détresse humaine. Dans un réalisme qui lui est reconnu, Edgar MORIN ne dit-il pas que : « À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. » C’est ainsi que la crise du Covid a bouleversé nos vies, y redéfinissant l'essentiel, et que, dans l’évaluation des besoins quotidiens, le commerce prioritaire de l’un n’est pas celui de l’autre. Or très paradoxalement, étant tous à la recherche d’une normalité, on est d’accord sur ce point : la normalité, c’est d’abord un monde sans Covid, où l’on est libre d’aller et venir, de se toucher et de respirer sans masques ! À Arles, par anticipation au retour à une vie « normale », une réponse symbolique a été donnée par la remise en eau des fontaines et la réouverture des aires de jeu aux cris joyeux des enfants !

Alors dans ce contexte de pression économique et sociétale, la question est régulièrement posée : la Culture est-elle un bien essentiel ? André MALRAUX affirmait : « Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme ! » De fait, si de nombreux pays ont fermé leurs musées, salles de spectacle et autres lieux culturels en vue de stopper la pandémie, est-ce dans un souci d’équilibre que la culture s’est déplacée en partie sur l'internet, les réseaux sociaux et aux balcons des habitations des grandes villes, mettant d’ailleurs en concurrence la culture patrimoniale, chère aux AVA, et la culture numérique dont certaines œuvres viennent de bouleverser le marché de l’art.

Il n’en demeure pas moins que, quelle que soit son expression artistique, comme l’affirme Ernesto OTTONE, sous-directeur général pour
la Culture à l’UNESCO, « la Culture est à la fois un bien commun essentiel et une source de résilience ». De fait, André MALRAUX, fervent défenseur de la Culture, dans une démarche très humaniste, disait quant à lui : « L’essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n’est pas le tenir pour merveilleux, c’est le tenir pour nécessaire. »

Face à cette anxiété ambiante générée par un avenir incertain, il est grand temps de revenir à notre culture de l’optimisme que deux
philosophes anciens de référence nous rappellent : dire avec PLATON « L’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre » et renchérir avec SÉNÈQUE : « L’essentiel est l’emploi de la vie, et non sa durée. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°184 - Décembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LES 50 ANS DU PARC DE CAMARGUE :
LE DOMAINEDE LA PALISSADE ET LE MUSÉE DE LA CAMARGUE

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
UN EXEMPLAIRE INÉDIT DE CANIF DÉCOUVERT À ARLES
Par Alain CHARRON et Aline DONIGA

- 1591 : PREMIÈRE CARTE DE LA CAMARGUE INTÉRIEURE
OU COMMENT ARLES ET LA PROVENCE ÉCHAPPENT À LA SAVOIE

Par Jean-Claude DUCLOS

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
L'ENCYCLOPÉDIE, SYMBOLE DES LUMIÈRES, À LA MÉDIATHÈQUE

Par Fabienne MARTIN

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(PREMIÈRE PARTIE : À LA RECHERCHE DU PETIT RHÔNE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- IL ÉTAIT UNE FOIS... LA VILLA DES NAPOLEONS
Par Agathe DEI CAS

- HISTOIRE D'UN COSTUME D'ARLÉSIENNE
Par Jean-François CHAUVET

- UN MARCHAND ARLÉSIEN DU XVIE SIÈCLE :
ANTOINE PEINT ET SON LIVRE DE RAISON
Par Christophe GONZALEZ

- LES TRAVAUX DU COURS DE PROVENÇAL DES AVA
Par Odyle RIO, Michèle TATARIAN et Geneviève PINET

- IN MEMORIAM : HENRI GUIBAUD (1943-2020)

 

 


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ÉDITORIAL

2020 est passée ! Porteuse d’espérance, elle était notée 20/20 en janvier, mais il est bien difficile aujourd’hui de lui accorder quelque qualificatif ! Certains anglophobes seraient tentés de subtiliser à la reine, issue de son discours du trône de 1992, son expression « annus horribilis » mais ce ne serait pas très « fair-play » en ce début historique du Brexit ! Ce fut une année grave qui a vu fleurir dans notre vocabulaire les termes de « distanciel » puis « présentiel » pour qualifier tous types de réunions, réapparaitre dans les livres d’histoire le récit de toutes les pandémies subies au cours des siècles, en particulier en Méditerranée comme une sorte de consolation ! Hélas nous avons tous passé une année organisée comme si… puis vécue comme ça !

En fait, pendant cette période anxiogène, le seul mot qui ait galvanisé le monde et les critiques c’est celui de « pouvoir » ! Certes si la Constitution de la République reconnait officiellement et seulement trois formes de pouvoir, législatif, exécutif et judiciaire, la vie quotidienne nous a soumis depuis un an au régime de tous les pouvoirs et principalement celui des « sachants » ! Nos gouvernants sensibles au pouvoir des scientifiques, les citoyens à celui des médias et des réseaux sociaux, le pouvoir religieux pour dicter nos comportements et nos émotions, sans oublier le pouvoir économique, cause de tous les dangers pour la société !

Dans les faits, si Montesquieu affirmait que « la liberté… n’est là que lorsqu’il n’y a pas d’abus de pouvoir », la question peut véritablement se poser au bilan de cette année !

Pour les AVA, une fois supportées les difficultés d’organisation de nos activités, c’est le pouvoir de l’Histoire, et en particulier de celle de notre ville, qui a dynamisé notre réflexion pour ne pas oublier nos objectifs ; notre programme est aujourd’hui immuablement le même que celui proposé en 1903 par nos fondateurs, Émile FASSIN et Armand DAUPHIN, actualisé en 1971 lors de la résurrection des AVA sous la présidence de Jean LANDRIOT et le dynamisme de René GARAGNON puis de René VENTURE, entre autres militants. 2021 est donc l’année anniversaire de cette renaissance, mais celle aussi d’anniversaire et de manifestations importantes pour Arles avec les 40 ans de l’inscription de huit de ses monuments au patrimoine mondial de l’UNESCO, et cette conjoncture doit nous encourager à préparer cette échéance avec optimisme.

En 2020, pour les 50 ans de sa disparition, les Français se sont souvenus en rendant hommage à Charles De Gaulle. 2021 serait peut-être l’occasion de faire nôtre la citation de ce grand homme :
« L’Histoire, c’est la rencontre d’une volonté et d’un évènement. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°183 - Septembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
LES DERNIÈRES RECHERCHES SUR LE SITE DE LA VERRERIE
Par Marie-Pierre ROTHÉ

- L’ÉCOLE PORTAGNEL, HISTOIRE D’UN LIEU OUBLIÉ
Par Michel BAUDAT

- L’HISTOIRE AVORTÉE DU TRAMWAY D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- JEAN-MARIE MAGNAN (1929 - 2020)
Par Remi VENTURE

 


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ÉDITORIAL

Dans les Lettres persanes, Montesquieu écrivait : « Il n’y a que deux sortes de guerres justes : les unes qui se font pour repousser un ennemi qui attaque ; les autres, pour secourir un allié qui est attaqué. » L’Histoire nous l’a bien appris : une guerre ne se gagne pas seul et dès lors le choix des alliés est primordial pour la victoire !

En cette période perturbée depuis des mois par la situation sanitaire, qualifiée même de guerre, et où les attitudes individuelles s’entrechoquent entre égoïsme et solidarité, il parait important de rappeler quelques évidences apprises lors des derniers conflits mondiaux sur l’importance de l’union autour de valeurs communes ; si le terme d’allié s’applique plus à des épisodes conflictuels, le terme de partenaire a une connotation plus humaniste voire humanitaire, et semble plus adapté à des relations apaisées. De fait, hors
l’usage qu’il peut en être fait pour la vie de couple, être partenaire signifie partager tout ce qui peut nous aider à réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés ensemble et, en ce sens, le mot convient parfaitement à la vie associative telle que nous souhaitons la mettre en oeuvre aux AVA. Dans letotal respect des statuts, des occasions de rencontres permettent régulièrement de tisser de nouveaux liens avec des structures diverses et dès lors de convenir avec leurs responsables que ces liens pourraient se transformer en partenariat.
Un comité d’honneur, en mobilisant des personnalités d’expérience, participe aussi d’une sorte de partenariat ; et c’est l’ensemble de cette démarche d’alliance qui permet alors à l’association de prendre des initiatives et mener des actions plus performantes !

N’oublions pas qu’il y a peu, le Patrimoine a été un enjeu symbolique de la guerre au Moyen-Orient et en a subi de graves conséquences… et l’UNESCO, alliée de poids, a été présente pour alerter le monde ! À Arles les choses sont « naturelles » et le Patrimoine fait partie du quotidien et donc (théoriquement) de l’attention de tous… quoique les AVA ont pu avoir à certains
moments le sentiment de manquer d’alliés pour amplifier l’écho de leurs alertes ! Aujourd’hui la quasi-totalité des acteurs culturels arlésiens a récemment affirmé « sa volonté de travailler ensemble, et de faire vivre le patrimoine arlésien par sa créativité et ses talents, » donc d’être de vrais partenaires et les AVA apporteront leur contribution à cette renaissance culturelle de la ville. Mais l’équilibre est encore fragile et l’annulation à Arles de l’édition 2020 des Journées européennes du Patrimoine appelle à la vigilance et la solidarité de tous, faisant de chacun des citoyens arlésiens un allié de sa ville ! En ce sens les Amis du Vieil Arles se réjouissent de fédérer la bonne
volonté de leurs partenaires vers cet objectif !

Ainsi Sacha Guitry n’écrivit-il pas dans « Toutes réflexions faites » : « Même au théâtre, j'ai l'espoir qu'on m'écoute — en regardant mes partenaires. »

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°182 - Juin 2020


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
QUELQUES PARTITIONS REMARQUABLES DANS LE FONDS MUSICAL
Par Fabienne MARTIN

- VIVRE AUTREFOIS DANS UN HÔTEL PARTICULIER D’ARLES
Par Odile CAYLUX

- POUR PRÉSERVER L’IDENTITÉ DU GRAND MAS
À SAINT-ÉTIENNE DU GRÈS
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Tant cette année est exceptionnelle, en paraphrasant Victor HUGO, nous pourrions dire « ce siècle avait 20 ans… ! ». Or l’Histoire est faite (aussi) de dates de référence et ce premier semestre devrait permettre à 2020 de le devenir !
Arles commençait cette année dans une routine du quotidien, alimentée par des médias à l’actualité très fade, animée par la perspectives des élections municipales dont les campagnes débutaient avec les déclarations successives des candidats potentiels donnant un choix éclectique jusqu’à dix listes  ! Et brusquement le 16 mars, lendemain du premier tour des élections, tout s’accélère et la routine disparait au profit d’une psychose installée par un confinement total des citoyens à l’exception des équipes de santé, et cela pour une pandémie qui est devenue mondiale ! Tout cela chacun d’entre nous l’a vécu, subi et a tenté de s’adapter. Les historiens, Odile CAYLUX en particulier, n’ont pas manqué de faire le parallèle avec l’épidémie de peste qui a touché les Arlésiens il y a tout juste 300 ans et dont le bilan fut terrible ; on a parlé de près de 8 000 morts soit 40 % de la population dont en particulier quatre consuls dont l’engagement social a coûté la vie ; un mausolée aux Alyscamps rappelle leur dévouement, fait spécifique à Arles, ce que les historiens n’ont pas manqué de noter.
Pour cette pandémie au Covid-19, beaucoup de choses ont été dites et nombreuses sont les polémiques, alimentées par les réseaux sociaux et les médias, sur lesquels nombre d’ultracrépidariens s’en sont donné à coeur joie pour expliquer sans connaitre tout et son contraire. Aujourd’hui encore, malgré le déconfinement, les affirmations trompeuses sont telles que les barrières sanitaires commencent par tomber !
Et pendant ce temps les rues désertes faisaient d’Arles le musée à ciel ouvert si souvent décrit ainsi par J. FLAMME dans son guide pratique du voyageur, Arles et sa région (1909). Tout était annulé, campagne électorale pour le second tour comprise, ainsi qu’en particulier la Feria pascale, l’élection de la 24e reine
d’Arles, puis, malgré le déconfinement, les Fêtes d’Arles et la Fête du Costume !
Enfin, délivrance pour la démocratie locale, les élections ont pu se dérouler fin juin et donner à Arles un nouveau maire, un Arlésien, membre du comité d’honneur des AVA depuis 2014, qui a déjà exprimé ses grandes ambitions pour sa ville, son patrimoine exceptionnel et ses habitants car pour lui, l’humain est indissociable du monumental !
Sénèque, philosophe, époux de Paulina, une Arlésienne, et conseiller de l’empereur Néron, l’a bien écrit : « Le discours est l’expression de l’âme ! »
Et cela est déjà tout un programme !

                                                                                                                                                              Vincent RAMON